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Burkina Faso: a reform of the mining sector

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  • Energy and infrastructure - Mining

18-11-2015

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In Burkina Faso, one of the main gold producing countries in Africa, the law No. 036/CNT dated 26th June 2015 containing the Mining Code of Burkina Faso was promulgated on 16th July 2015. Such law repeals the law No. 031-2003/AN dated 8th May 2003. The décrets enforcing the new law have not been adopted yet.

The law No. 036/CNT makes numerous amendments to the previous law. Some of them are described below.

In terms of corporate responsibility, the law No. 036/CNT is in line with regional regulations. Burkina Faso is a member of two regional organisations involved in the mining sector, namely WAEMU, which passed a Regulation No. 18/2003/CM/UEMOA dated 23rd December 2003 containing a Community Mining Code, and ECOWAS, which passed a Directive No. C/DIR3/05/09 harmonising guidelines and policies in the mining sector. In accordance with those two regulations, the law No. 036/CNT creates an obligation for the holders of mining rights and their subcontractors to give “preference to companies from Burkina Faso for any contract for the supply of goods or provision of services on equivalent prices, quality and delivery terms”. Also, the law No. 036/CNT shall create a progressive quota system to promote local employment with the holders of mining rights and authorisations. The details of said system shall be set out in a décret later on.

One of the main contributions of the new law is the introduction of a tax, which shall be paid into a local mining development fund (fonds minier de développement local). This fund is intended to finance regional and local development plans. Holders of mining licences and operating licences will be required to pay “1% of their monthly turnover excluding taxes, or of the value of extracted minerals in the relevant month”, into the fund. The State will also pay 20% of its proportional mining revenues into the fund.

The reform also makes changes, which are likely to deter investment. First of all, the new law reduces existing tax benefits. The exemption from the payment of value added tax on hydrocarbons, from which mining industries previously benefited, has been deleted. Also, licence holders shall now be required to pay the tax on profit at the standard rate. Second, the reform has extended the State’s entitlement to a non-contributing contributing in mining companies, to licenses for the industrial operation of small mines.

However, the reform also introduces changes to promote investment. The new law reaffirms that Burkina Faso takes part in Extracting Industries Transparency Initiative (ITIE). It also removes the obligation to enter into a mining agreement during the exploration phase. Only the holders of licences for the operation of small and large mines shall now be required to meet such obligation.

Burkina Faso : la réforme du secteur minier

Le Burkina Faso, l’un des principales producteurs d’or en Afrique, a promulguée le 16 juillet 2015 la loi n°036/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier du Burkina Faso qui abroge la loi n°031-2003/AN du 8 mai 2003. Les décrets d’application n’ont pas encore été adoptés.

La loi n°036/CNT apporte de nombreuses modifications au texte préexistant dont certaines sont décrites ci-dessous.

En matière de responsabilité sociétale, la loi n°036/CNT s’aligne à la règlementation régionale. En effet, le Burkina Faso est membre de deux organisations régionales intervenant dans le secteur minier, l’UEMOA qui a adopté le règlement n°18/2003/CM/UEMOA du 23 décembre 2003 portant Code Minier Communautaire et la Cedeao qui a adopté la directive C/DIR3/05/09 sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier. Conformément à ces deux textes, la loi n°036/CNT instaure une obligation pour les titulaires de titres miniers ainsi que leurs sous-traitants d’accorder « la préférence aux entreprises burkinabé pour tout contrat de prestations de services ou de fournitures de biens à des conditions équivalentes de prix, de qualité et de délais ». De même, la loi n°036/CNT instaure désormais un système de quota progressif d’emplois locaux pour les titulaires de titres miniers et d’autorisations, qui sera fixé plus précisément dans un décret ultérieur.

Un des apports majeurs de la loi n°036/CNT est l’instauration d’une taxe pour le Fonds minier de développement local. Ce fonds est destiné au financement des plans régionaux et des plans communaux de développement. Cette taxe impose aux titulaires d’un permis d’exploitation de mines et d’autorisations d’exploitation industrielle de contribuer à hauteur de «1% de leur chiffre d'affaires mensuel hors taxe ou de la valeur des produits extraits au cours du mois» pour alimenter ce fonds. L’Etat contribue également à hauteur de 20% des redevances proportionnelles collectées.

La réforme apporte certaines modifications susceptibles de dissuader les investissements. D’une part, le nouveau texte réduit les avantages fiscaux existant. Ainsi, l'exonération de la taxe à valeur ajoutée sur les hydrocarbures dont les industries minières bénéficiaient est supprimée et les titulaires de permis d’exploitation sont désormais soumis au paiement de l’impôt sur les bénéfices au taux de droit commun. D’autre part, elle étend le droit de l’Etat à une participation non-contributive dans les sociétés minières aux permis d’exploitation industrielle de petite mine.

Toutefois, elle apporte des modifications en faveur des investisseurs, en réaffirmant sa participation du Burkina Faso à la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et supprimant l’obligation d’une convention minière à la phase de recherche et limite cette obligation aux titulaires de permis d’exploitation de grande et de petite mine.

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