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EALI e-briefing January 2014

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09-01-2014

Article 1

Cameroon – New laws and reforms in the country

With the contribution of SCP Ngassam Njike & Co, member of the Eversheds Africa Law Institute.

1) Law No. 2013/011 governing economic zones

The Law No. 2013/011, dated 16 December 2013, governing economic zones establishes the general framework for the creation, development and management of economic zones, as well as the admission requirements for companies wishing to settle there.

This law enables industrial companies, agricultural companies, service companies, nurseries or incubators, science and technology centres and/or agropoles in economic zones.

Foreign investors organised as an Economic Interest Grouping (Groupement d’Intérêt Economique) may be promoters (or managers) of an economic zone, which allows them to benefit as such from all the incentives provided by Law No. 2013/ 004 dated 18 April 2013 governing the incentives for private investment in the Republic of Cameroon, mentioned in a previous article.

In these economic zones, companies may put in place their own equipment to meet their energy and water needs, as well as their own telecommunications networks.

2) Law No. 2013/017, Budget Law for 2014

Law No. 2013/017 dated 16/12/2013, the Budget Law for 2014, provides that the overall net gains made, in Cameroon or abroad, from the transfer of shares, bonds and other equity shares of Cameroonian companies, including rights over natural resources by private individuals and legal entities, are taxable as income from floating capital gains.

Moreover, according to the new Budget Law, when the transfer of rights over natural resources, stocks or shares of a Cameroonian company is carried out abroad, the Cameroonian company is liable in solidum with the transferor for the payment of duties due under the assignment.

3) Reform of the Tax Department on the 17th December 2013

As from January 2014, the level of revenue required for a company to be classified into the Division of Large Companies rose from 1 billion FCFA to 3 billion FCFA (1.5 million Euros to 4.5 million Euros).

Cameroun – Nouvelles lois et réformes dans le pays

Avec la contribution de SCP Ngassam Njike & Co, membre de l’Eversheds Africa Law Institute.

1) Loi n°2013/011 régissant les zones économiques

La loi n°2013/011 régissant les zones économiques, adoptée le 16 décembre 2013, fixe le cadre général de la création, de l’aménagement et de la gestion des zones économiques, ainsi que les modalités d’admission des entreprises dans ces dites zones.

La loi admet notamment sur les zones économiques des entreprises industrielles, agricoles, des entreprises de services, des pépinières ou des incubateurs d’entreprises, des pôles scientifiques et technologiques et/ou des agropoles.

Des investisseurs étrangers organisés en Groupement d’Intérêt Economique peuvent être promoteurs (ou gestionnaires) d’une zone économique, ce qui leur permet de bénéficier en tant que tel de l’ensemble des incitations prévues par la Loi n°2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, citée dans un précédent article. 

Les entreprises peuvent installer sur ces zones économiques leurs propres équipements, pour satisfaire leurs besoins en énergie et en eau, ainsi que leurs propres réseaux de télécommunications.

2) Loi n°2013/017 portant loi de finances pour l’exercice 2014

La loi n°2013/17 portant loi de finances pour l’exercice 2014, adoptée le 16 décembre 2013, rend imposables aux titres des revenus de capitaux mobiliers, les plus-values nettes globales réalisées au Cameroun ou à l’étranger, à l’occasion de la cession d’actions, d’obligations ou autres parts de capital d’entreprises de droit camerounaisy compris les droits portant sur les ressources naturelles, effectuée par les particuliers et les personnes morales.

La loi de finances établit désormais également que lorsque la cession des droits portant sur les ressources naturelles ou des actions ou parts sociales d’une entreprise de droit camerounais est réalisée à l’étranger, l’entreprise de droit camerounais est solidaire avec le cédant, du paiement des droits dus au titre de la cession.

3) Reforme de la Direction générale des impôts le 17 décembre 2013

Le niveau du chiffre d’affaires requis dès janvier 2014 pour le rattachement d’une entreprise à la Division des Grandes Entreprises passe d’1 milliard à 3 milliards FCFA (soit de 1,5 millions d’euros à 4,5 millions d’euros).

Article 2

Ivory Coast – A new Mining Code

In a surprising turn of events, the Ivorian Government adopted a new Mining Code on 2 December 2013 without consulting mining companies. This new code will be reviewed by Parliament in 2014.

The new code is a reaction to the low share of mining (1%) in the Gross Domestic Product (GDP) of the country. According to the Ivorian Government, this code was introduced to boost mining in Ivory Coast. It will replace the existing Mining Code established by Law No. 95-553 dated 17 July 1995.

The new code continues to highlight that mining companies should have recourse to local companies (articles 131 and 133).

However, it also includes numerous new restrictions. Indeed, authorisations from the Ivorian Mining department are now frequently required and the penalties for infringement have become much more severe, including criminal sanctions. For example, any person engaged in the illicit trade of precious stones and metals is now subject to a prison sentence of three years (article 182), whereas under the Mining Code 1995, such a person was only subject to a fine that could go from 100,000 FCFA to 500,000 FCFA.

Côte d’Ivoire – Un nouveau Code minier

De manière surprenante, le Gouvernement ivoirien a adopté un nouveau Code minier le 2 décembre 2013 sans aucune consultation des sociétés minières opérant dans le pays. Ce nouveau code sera examiné par le Parlement en 2014.

Le nouveau Code minier s’inscrit en réaction à la faible part de l’activité minière dans le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, qui ne constitue qu’1% du PIB. Selon le Gouvernement ivoirien, le Code Minier a pour objectif de dynamiser l’activité minière en Côte d’Ivoire. Il remplacera le Code Minier tel que prévu par la loi n°95-553 du 17 juillet 1995.

Le nouveau code continue de privilégier le recours aux sociétés locales par les sociétés minières (articles 131 et 133).

Il impose toutefois de nombreuses restrictions nouvelles. En effet, des autorisations du Ministère des mines sont désormais fréquemment exigées et les sanctions en cas d’infraction ont été renforcées en incluant notamment des sanctions pénales. Par exemple, toute personne engagée dans le commerce illicite de pierres ou de métaux précieux est désormais passible d’une peine d’emprisonnement de trois ans, alors que sous l’égide du Code de 1995, cette personne n’était passible que d’une amende pouvant aller de 100 000 FCFA à 500 000 FCFA.

Article 3

Algeria – Implementing decree concerning the conditions governing direct foreign investments or partnership investments

On 29 September 2013, Algeria published executive decree no. 13-320 of 20 Dhou El Kaada 1434 (26 September 2013), which specified the conditions governing direct foreign investments or partnership investments.

This decree implements Article 4 bis (paragraph 7) of Ordinance No. 01-03 of Aouel Joumada Ethania 1422 (20 August 2001), as amended and supplemented, concerning the development of investments. This ordinance provides that “funding necessary  to implement foreign investments, whether direct or in partnership, should be local, except for the constitution of the capital of a company or in specific cases”.

Under this new decree, direct foreign investments or partnership investments may only be financed by local funds, except in “specific cases” where they may be financed by current account contributions.

Financing by current account contributions may only take place if the contributions are not remunerated and if the transfer of funds does not exceed three years from the date of receipt of the funds in question.

Use of local funds is also specified in this decree. Local funds enable the newly created company, pursuant to a direct investment or partnership investment, to legally benefit from financial guarantees issued by the multilateral financial institutions. The decree states that the bonuses and commissions paid in respect of these guarantees may be transferred.

Algérie – Décret d’application relatif aux modalités de recours aux financements étrangers directs ou en partenariat

L’Algérie a publié, le 29 septembre 2013, le décret exécutif n°13-320 du 20 Dhou El Kaada 1434 (26 septembre 2013), précisant les modalités de recours aux financements nécessaires à la réalisation d’investissements étrangers directs ou en partenariat.

Le décret vient en application de l’article 4 bis (alinéa 7) de l’ordonnance n° 01-03 du Aouel Joumada Ethania 1422 (20 août 2001), modifiée et complétée, relative au développement de l’investissement. Cette ordonnance dispose que “[l]es financements nécessaires à la réalisation des investissements étrangers, directs ou en partenariat, à l'exception de la constitution du capital, sont mis en place, sauf cas particulier, par recours au financement local ».

En vertu de ce nouveau décret, les investissements étrangers directs ou en partenariat peuvent seulement être financés soit par un financement local, soit par apports en comptes courants, s’il s’agit d’un « cas particulier » mentionné par le décret.

Le financement par comptes courants ne peut avoir lieu qu’à la double condition que les apports ne soient en aucun cas rémunérés et que le délai de transfert des apports des associés ne dépasse pas trois ans à compter de la date de réception des fonds.

Le recours au financement local est également précisé par le décret. Le financement local permet à la société créée dans le cadre de l’investissement direct ou du partenariat de bénéficier, conformément à la législation en vigueur, des garanties financières émises par les institutions financières multilatérales. Il est précisé que les primes et commissions payées aux titres de ces garanties peuvent donner lieu à un transfert. 

Article 4

Democratic Republic of Congo - Budget Bill 2014, VAT exemption and oil operations

On 15 December 2013, the National Assembly of the Democratic Republic of Congo could not vote on the Budget Bill for 2014, due to a late filing of the bill by the Government. A extraordinary session was organised for this purpose in early January.

The draft Finance Bill for 2014, which is currently available, would amend section 17 of the Ordinance-Law No. 10 /001 dated 20 August 2010 on the establishment of value added tax, amended and supplemented by Ordinance-Law No. 13/ 007 dated 23 February 2013.

According to the Bill "The provision of services directly related to petroleum operations carried out by foreign suppliers in favour of oil production companies [would] be exempt from value added tax in [the] conditions determined by regulation."

République Démocratique du Congo – Projet de loi de finances 2014,  exonération de TVA et opérations pétrolières

L’assemblée nationale de la République Démocratique du Congo n’a pas pu voter, le 15 décembre 2013, la loi de finances 2014, en raison d’un dépôt tardif du projet de loi par le Gouvernement. Une session extraordinaire a été organisée, à cette fin, début janvier.

Le projet de loi de finances 2014, actuellement accessible, modifierait l’article 17 de l’Ordonnance-loi n° 10/001 du 20 août 2010 portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée, modifiée et complétée par l’Ordonnance-loi n° 13/007 du 23 février 2013.

Selon le projet de loi, les « Les prestations de services se rapportant directement aux opérations pétrolières réalisées par les prestataires étrangers au profit des entreprises pétrolières de production [seraient] exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée dans [d]es conditions déterminées par voie réglementaire. »

Article 5

Liberia and Togo – New mining code under development

The Republic of Liberia and the Republic of Togo are currently working on reforming their mining codes, as they no longer meet the needs of the sector.

The current Togolese mining code, established by Law no. 96-004/PR over 30 years ago, looks to be out of date. With financial and technical support from the World Bank, Togo wants to develop a mining code that sets specific and protective rules of the environment and the economy as well as one that improves financial returns for the benefit of the local population by March 2014.

The Liberian mining code, established by the Minerals and Mining Law, dates the 3rd April 2000. It too appears to be outdated and sometimes contradicts the regulation behind areas such as the environment. One of the objectives put forward by this reform is to integrate the principles of the Kimberley Process and  the Extractive Industries Transparency Initiative (EITI) in the new code. Indeed, although a signatory to both initiatives, the country does not fulfill all commitments made by them.

Liberia et Togo – Nouveaux Codes miniers en cours d’élaboration

Les républiques du Liberia et du Togo travaillent actuellement sur la réforme de leurs codes miniers, ceux-ci ne répondant plus aux besoins du secteur.

Le code minier togolais, actuellement en vigueur, mis en place par la Loi n°96-004/PR depuis plus de 30 ans s’avère dépassé. Avec le soutien financier et technique de la Banque Mondiale, le Togo souhaite élaborer, d’ici mars 2014, un code minier qui fixe des règles précises et protectrices de l’environnement et de l’économie ainsi qu’améliore les retombées financières au bénéfice de la population locale.

Le code minier libérien, mis en place par la Minerals and Mining Law, date de 3 avril 2000. Il s’avère également désuet et se trouve parfois en contradiction avec la réglementation qui lui est postérieure dans des domaines tels que l’environnement. Un des objectifs avancés par cette réforme est d’intégrer dans le nouveau texte les principes du Kimberley Process et de l’Initiative pour la Transparence des industries extractives (ITIE). En effet, bien que signataire des deux initiatives, le pays ne remplit pas l’ensemble des engagements établis par celles-ci.

Article 6

Tunisia – Adoption of legislation in the information technology and communication sector

On the 31st December 2013 the Council of Ministers of the Republic of Tunisia adopted several draft laws and decrees in the information technology and communication sector.

Decree No. 2008-3026 of 15th September 2008, which established the general operating conditions of public telecommunications networks and access networks, has been the subject of an amendment, notably including the intervention of the National Telecommunications Forum and a definition of the main operators, a concept previously absent in the decree.

Tunisie – Adoption de projets de loi dans le secteur des technologies de l’information et de la communication

Le Conseil des ministres de la République de la Tunisie a adopté le 31 décembre 2013 plusieurs projets de lois et décrets dans le secteur des technologies de l’information et de la communication.

Le Décret n°2008-3026 du 15 septembre 2008, fixant les conditions générales d’exploitation des réseaux publics des télécommunications et des réseaux d’accès, a fait l’objet d’un amendement incluant notamment à l’intervention de l’Instance Nationale des Télécommunications et une définition des opérateurs dominants, notion précédemment absente dans le décret. 

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